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Cours, réalisations et événements.

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Ces différentes propositions viennent compléter le travail spécifique de chaque atelier de théâtre et de musique.  Celui-ci a lieu tout au long de l'année lors d'ateliers hebdomadaires, de week-ends périodiques et de séjours/stages. Les réalisations marquent les étapes du parcours suivi par chaque atelier.

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Ateliers et cours.

  1. Autour de la voix et du langage: (2013-2014)

Autour de la voix et du langage: une période
de recherche et d’exploration dans de nouvelles directions

Dans ce projet, l’Atelier de la Galioppe a quitté l’univers de ses précédentes réalisations où le sens, la narration, le déroulement de l’histoire occupaient une place importante, pour s’engager dans une direction nouvelle mettant le langage au centre de la recherche.

Cette session s’est inscrite dans une démarche d’atelier où le travail de la voix était présent et développé depuis de nombreuses années, afin de permettre aux comédiens de s’approprier peu à peu la parole et le texte pour les porter eux-mêmes lors des spectacles.

Différents stages d’approche et de formation - dont un travail vocal basé sur la prise de conscience des rela¬tions entre la voix, le corps, le regard et le mouvement - avaient permis de se familiariser, de progresser et d’évoluer dans cette voie. Des propositions qui ont toujours rencontré un intérêt fort de la part du groupe, apporté à chacun(e) une plus grande assurance et donné l’envie de poursuivre.

Afin d’aller plus loin, il est apparu nécessaire de quitter une forme de rationalité et d’utilité - qui s’appuient en partie sur la mémorisation - pour explorer un autre mode, plus spontané et immédiat, et tenter ainsi une autre forme de langage.

Dans un premier temps, l’investigation a eu pour thèmes les mots eux-mêmes, leur usage, leur matérialité et le fait de reconsidérer l’utilisation de la parole dans l’espace du théâtre. Elle a aussi conduit à la recherche d’un jeu et d’une mise en espace différents.
A partir de ce premier matériau ac¬cumulé, le séjour/stage de l’Ascension a été l’occasion d’affiner certains choix et d’esquisser une mise en forme autour de situations où les éléments de texte occupaient physiquement une place, en manipulant lettres et mots comme des objets ; les portant, les déplaçant et les nommant ou encore en jouant avec leur sonorité.

La partie musique, avec des sonorités d’inspiration moderne et actuelle, s’est située en contrepoint au travail vocal, soit en étant partie prenante de l’action elle-même, soit en créant un climat so¬nore accompagnant la scène.

L’option d’une mise en situation dépouillée avec un décor réduit, une certaine sobriété des accessoires, une présentation dans la lumière du jour, un espace à manipuler et à installer en fonction des situations, un jeu des comédiens sur divers registres - parfois personnages, parfois «techniciens» - ont contribué à donner, dans cette approche nouvelle, une place centrale à la parole.

Ce projet - comme tentative de mise en mouvement du langage - a requis un certain temps pour être appréhendé par le groupe, compte tenu du caractère nouveau de la proposition et du changement de perspective par rapport à ce qu’il avait l’habitude de faire jusqu’alors. Néanmoins, il a peu à peu pris forme, laissant à chacun la liberté de s’y engager selon son tempérament.
Un atelier ouvert, à l’intention d’un petit public invité, a marqué la fin de cette étape de recherche, riche en expérience et en acquis pour l’ensemble du groupe, dont une captation vidéo permettra de garder la trace.

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Réalisations et projets.

  1. Atelier de la Galioppe (2012-2013-2014)
  2. Son-O'Rythme,percussions (2014)
  3. Atelier théâtre et atelier musique Projet1 (20104)

"Tocaia le temps oublié" reprise en tournée Centre culturel Vicques (Ju) 2012

Confirmée en début d’année, cette invitation dans le cadre de la programmation de l’automne a donné le coup d’envoi concret pour celles qui seront, probablement, les dernières étapes du parcours de ce spectacle, créant par-là même un élan et une dynamique sur toute l’année.
La composition du groupe s’étant en partie modifiée, un séjour à l’Ascension - dans l’espace du Théâtre de la Filature qui reste un lieu de répétition privilégié - a permis de vérifier la possibilité d’intégrer deux nouvelles personnalités issues du groupe Son-O’Rythme et d’étoffer, avec leur présence, les parties musicales de ce spectacle.

Puis, lors du séjour d’été, le décor et les éclairages ont été installés dans le très beau cadre de l’Ancien Stand de Moutier, pour des répétitions dans un espace et des conditions proches du réel. Des moments de filage ont eu lieu avec les techniciens (sonorisation, éclairage, etc.) et le scénario a pu être ajusté et finalisé. C’est ainsi que naturellement ce spectacle a continué à évoluer pour s’enrichir, tant de l’apport des nouvelles personnes que du travail d’atelier effectué durant l’année en complément des répétitions.
A l’issue de cette période, deux rencontres avec des journalistes des principaux quotidiens jurassiens ont donné lieu à des échanges intéressants et à des articles d’avant-premières préparant la suite.

Aux portes de Delémont, le Centre communal de Vicques est actuellement considéré comme le principal lieu culturel de la région. Une programmation de qualité y est proposée avec une ouverture à des créations de différentes sortes et recueille un très bon écho de la population locale. Un temps de répétitions suffisant, un équipement adapté ainsi qu’un appui matériel et logistique nous ont permis de bénéficier de très bonnes conditions de répétitions. Nous avons été sensibles aussi à une disponibilité et à un accueil chaleureux, en particulier de la part du responsable de la programmation.
Cette reprise du spectacle a certainement correspondu, pour nous, à l’un des plus beaux temps de l’année. Relevons aussi un moment d’émotion particulier, lors d’une «scolaire», donnée devant une petite centaine d’enfants de 12 à 14 ans, qui constituait pour le groupe une première expérience de contact avec un jeune public.
Les deux autres représentations ont été très bien reçues par les spectateurs, un peu moins nombreux le deuxième soir en raison de la neige abondante et inattendue qui tombait ce jour-là.

Pour ces représentations, un partenariat s’est aussi créé avec la Fondation Cours de Miracles de Delémont, dont nous avions découvert le travail de formation et d’animation théâtrale au cours de précédents séjours dans le Jura. Elle nous a apporté un appui à l’organisation et à la diffusion de l’information auprès de la population et de la presse, un soutien très appréciable.

 

"Tocaia le temps oublié" dernières représentations Espace Vélodrome Plan-les-Ouates (Ge) 2013

Ces représentations étaient les der¬nières de ce spectacle. Depuis sa créa¬tion, en 2007, celui-ci avait beaucoup changé. La composition du groupe, les diverses reprises en salle et en plein air, ainsi que le travail mené en atelier, notamment autour du texte lui-même, avaient donné une nouvelle stature et justifiait une reprise dans sa dernière version.

Ainsi cinq représentations de « Tocaia, le temps oublié » ont été données à l’Espace Vélodrome, à Plan-les-Ouates, entre le 8 et le 14 mars 2013.
Outre la qualité et les bonnes conditions offertes par cette salle, ce fut aussi l’occasion de présenter - pour la première fois - ce spectacle dans une commune du canton de Genève. Les dimensions et l’équipement permettaient d’installer l’ensemble du dis¬positif de manière aisée et de bénéficier d’un temps suffisant pour les répétitions.

Celles-ci se sont très bien passées et ont été suivies par un public toujours séduit par les choix de mise en scène et de mise en espace. Un résultat réussi qui a permis de clore de façon très satisfai¬sante le cycle de vie de ce spectacle.
A cette occasion, une captation vidéo a permis d’effectuer des prises de vue de différents moments lors des répétitions et des représentations.

 

"Tratti di storie" Périple théâtral et musical en plein air à partir du spectacle"Tocaia le temps oublié" Atelier de la Galioppe Curion (Ti) 2013

Intervention théâtrale et musi¬cale à Curio (Tessin) / en juillet

Le projet de créer et de présenter un événement en plein air, et sur les deux semaines d’un séjour, constitue toujours un pari quelque peu audacieux.
Pour en assurer sa réussite, le séjour a été organisé dans le canton du Tessin où des contacts avaient été maintenus depuis les précédents passages et qui étaient susceptibles d’offrir un appui pour l’organisation et le bon déroule¬ment de ce projet.

Des locaux à Bedigliora - un petit village proche de Curio - ont été utilisés pour l’essentiel des préparations et une partie des activités et, la deuxième semaine, une salle et l’espace supplémentaires autour de l’église de Curio ont été le terrain pour les répétitions, les représentations et la réalisation de cette intervention.

« Tratti di storie, sulla strada per Tocaia » a été présenté les 25 et 26 juillet à l’extérieur sur l’espace entourant l’Eglise San Pietro de Curio, dont les maisons traditionnelles créaient un décor idéal.
Dans une première partie, itinérante, les spectateurs ont pu assister à diverses scènes théâtrales et sonores, dont une projection d’images réalisées sur place. Inspirées par le lieu , pour en tirer le meil¬leur parti, elles racontaient la préparation au départ d’un groupe à la recherche d’une ville, invitant les spectateurs à s’engager dans l’histoire.
Une seconde partie, donnée de façon frontale, présentait la suite de celle-ci avec quelques scènes théâtrales et musicales reprises et adaptées du spectacle « Tocaia, le temps oublié ».
Un public d’une centaine de personnes, très réceptif et chaleureux, a assisté aux deux représentations données.
Comme dans d’autres situations, l’engagement et la grande motivation du groupe, ainsi que tous les acquis dont il fait preuve, ont été déterminants à la réussite de cette intervention réalisée dans des conditions très justes en temps de préparation.

Ce projet n’aurait pu se réaliser sans la collaboration des membres du Conseil de Paroisse de Curio, propriétaire des lieux, très parties prenantes et qui ont tout fait pour faciliter sa bonne réussite.
Un film vidéo a été réalisé et suit - sur trois journées - une partie du déroule¬ment de ce projet, depuis l’installation sur le terrain jusqu’aux présentations. La captation réalisée comprend ainsi différents moments autour du travail du groupe, entre préparation et répétitions ainsi que les représentations.

Présentation/performance à partir du travail autour du language par l'Atelier de la Galioppe Salle de représentation de l'association à l'Usine (2014)

"Son-O'Rythme rencontre… Gabriel Zufferey" reprise du concert par le groupe Son-O'Rythme, percussions Salle de représentation de l'association à l'Usine (2014)

La saison 2014 du groupe Son-O’Rythme a été essentiellement centrée sur la reprise du concert « Son-O’Rythme rencontre...Gabriel Zufferey », un rendez-vous que cha¬cun attendait avec une certaine impa-tience.

Entre répétitions ...

Après un début d’année consacré à investir et à mener à terme - avec plaisir et intérêt - divers projets de présentations engagés au sein des Ateliers Théâtre et Musique et de l’Atelier de la Galioppe - les répétitions ont pu, à la rentrée de septembre, débuter dans un temps quelque peu compté.

Du fait d’une pause relativement longue cette reprise demandait à être bien préparée et balisée. Une courte période au printemps avait confirmé que, pour l’essentiel, le répertoire était acquis, mais (re)donnait aussi la mesure de la complexité des différents registres de son interprétation incluant accompagnement, parties solo, espaces d’improvisations et changement d’instruments.

Un travail en amont a été nécessaire pour se refixer des repères, redéfinir la place d’intervention de chacun ainsi que les intentions musicales. Comme les partitions déjà existantes sous une forme visuelle (repères sur l’enchaînement des plages musicales, le développement de chacune d’entre elle), la pos-sibilité de disposer de l’espace aménagé sans limites d’horaires se sont révélées des atouts importants.

Très vite la grande motivation, l’enthousiasme de chacun(e) et la maturité acquise à travers les autres réalisations auxquelles le groupe avait entre temps pris part, ont constitué des bases de travail solides.

Mais c’est avec les derniers filages dans les conditions définitives que l’assurance d’avoir retrouvé un état de grâce et de qualité a été acquise.

... et concerts

Les trois soirées de concert des 29, 30 novembre et 6 décembre ont rencontré un beau succès auprès du public. Resté nombreux après le concert, il a donné un retour très positif relevant l’harmonie et l’équilibre entre les interventions des musiciens mais, en particulier, la complicité avec le pianiste, la qualité et l’interprétation du répertoire. De même le fait que les musiciens ont réussi, chacun à leur manière, à exprimer, à apporter et à retransmettre quelque chose de personnel contribuant à la réussite de l’ensemble.

Ces moments ont permis de nouer quelques contacts et ouvert des possibilités de reprise pour le futur.

Atelier ouvert et présentation de travail autour des derniers travaux réalisés par les atelier Théâtre et Musique du Projet1 (2014)

En 2014, la préparation d’une réalisation alliant Théâtre et Musique et les trois présentations qui ont conclu ce projet ont correspondu, pour ces deux ateliers, à des moments forts très investis et aussi attendus de tous.

Présentations d’atelier : temps de préparation

Pour ces rendez-vous avec un public invité, le choix a été de réunir un ensemble de séquences reflétant les options ou les thèmes abordés au cours de la dernière période.
Installé dans la salle de répétition, le dispositif scénique était conçu pour répondre aux besoins de chaque groupe ; un espace traversé en diagonale par un mur de rideaux légers et transparents, qui s’ouvrent et se ferment, un jeu de lumière qui cache ou révèle deux univers - celui du théâtre et celui de la musique - qui dialoguent, s’interpellent et se complètent.
Par tableaux successifs de courtes histoires - parfois concrètes d’autres plus imaginaires - prennent forme et, au travers de séquences théâtrales, révèlent des personnages et leurs rêves, suggèrent un lieu et des rencontres ou illustrent un poème.
Un ensemble d’instruments à cordes, quelques percussions, une flûte donnent à l’accompagnement musical une cou¬leur originale et très suggestive. Avec aussi, pour la première fois de manière importante, la présence de la voix dans un « raconter » libre en lien avec le jeu théâtral ou comme une matière sonore ou encore une forme de narration sur scène. Dans chacun de ces registres, le timbre, l’intonation et une intensité d’ex-pression étant des éléments recherchés et prépondérants au contenu lui-même.
Pour ce projet, les périodes de week-ends et de séjour ont été des moments essentiels et indispensables à son élaboration. Lors des vacances de Pâques en particulier, des répétitions dans le dispositif installé avec les costumes, le son et l’éclairage ont permis d’articuler des séquences les unes aux autres, mais aussi de s’emparer, structurer et faire vivre l’espace, pour le mettre au service du jeu.

Et temps d’ouverture

Les trois rendez-vous, donnés à un public invité les 10, 11 et 15 mai, ont également été voulus comme trois moments pour prendre le temps, la mesure et le plaisir de vivre ces représentations. Pour les rendre plus concrètes et «appréhendables» tant pour les personnes participant aux projets depuis de nombreuses années que pour celles au début
de leur parcours dans l’un ou l’autre de ces deux domaines artistiques.

Une réalisation vécue très intensément, avec un engagement qui a vu une possible réserve s’estomper peu à peu, pour faire place à un vrai plaisir et engagement complet.

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Manifestations et événements.

  1. Projection de 3 films vidéo réalisé entre 2010 et 2013 autour du spectacle "Tocaia, le temps oublié" dans trois situations de jeu différentes en salle ou en plein air

Autour du spectacle "Tocaia, le temps oublié" : publication d’un coffret vidéo et projections au cinéma Spoutnik de l'Usine les 27 et 28 janvier 2014

A l'occasion de la parution d'un coffret comprenant les films vidéo des dernières réalisations de l'Atelier de la Galioppe deux soirées de projection - dans la salle de cinéma de l'Usine et sur grand écran - ont été l'occasion de découvrir ou de re-découvrir ces différents moments. Cette rétrospective couvre une période qui comprend les dernières représentations du mois de mars 2013 à la salle du Vélodrome à Genève et les interventions en plein air de juillet 2010 avec "Fragments d'histoire" données à Larnas en Ardèche (France) et celles de l'été 2013 "Tratti di storie" à Curio au Tessin.

Ce coffret composé de cinq films réalisés entre 2010 et 2013 permet de suivre le parcours et les options qui ont accompagnées ce spectacle ces dernières années et ouvre aussi une fenêtre sur les "coulisses", les à-côtés de ces différents moments. Les différents films, réalisés par des deux vidéastes professionnels, nous emmènent, chacun à leur manière, dans l'univers particulier et sensible du plein air au cœur d'une nature très présente, ou dans l'évocation des souvenirs avec le retour sur les lieux des représentations quelques mois après ou encore sur les propos des comédiens dans les moments "sur le terrain" entre montage et répétitions.

Ces documents ont aussi été l'occasion de marquer la fin du parcours de l'Atelier de la Galioppe, un projet commencé en 1997 et qui a été jalonnés de plusieurs réalisations importantes comme "Migration, ou l'assemblée des oiseaux" et dernièrement "Tocaia, le temps oublié" mais aussi par différentes interventions théâtrales et musicale réalisés au cours des années.
En effet, en raison des changements qui interviendront en cours d'année au niveau du Secteur2 une réorganisation des ateliers, de Théâtre principalement, sera nécessaire et conduira à la mise en place d'un projet autour de nouvelles options de travail.

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Activités artistiques.

Principales activités en 2012
Photo transparence: effets et textures
Techniques mixtes et haïkus,
Rencontre et stage de sculpture avec un sculpteur et artiste jurassien
Stage d'nitiation à l'aquarelle et utilisation de pigments naturels
Découverte de la calligraphie ou l'art de former les caractères
en 2013 . . .
Sculpture et assemblage
Photo et sons
Linogravure et session au Centre d'Art Graphique de Romainmôtier
en 2014 . . .
Sculpture et assemblage, moulage en étain
Gravure: stage à lGE Grave (atelier genevois de gravure)
Photo: prises de vue à 360°
  1. 2012
  2. 2013
  3. 2014

Des activitéssur un long terme

Durant l'année, plusieurs projets initiés précédemment ont été poursuivis ou abordés sous un angle différent.

La photo-transparence a continué à faire découvrir les divers effets et textures que révèlent des matériaux traversés par une source lumineuse, en particulier les papiers de couleurs froissés, superposés, agencés de différentes manières. Les compositions ont été photographiées et tirées sur place, afin de pouvoir se rendre compte du résultat produit, de le retoucher ou d’y apporter des variations. Des diaporamas ont été réalisés avec la sélection des photos et leur montage .
Le choix d’un accompagnement sonore ou d’extraits de poèmes lus et enregistrés ont complété ces montages.

Par l’agencement ou la combinaison de formes, de couleurs et de matières, les « techniques mixtes » donnent une vaste gamme de possibilités et une grande liberté d’expression.

Déjà proposé en 2011, un projet associant la composition de phrases simples mais évocatrices, tels que des haïkus, traduites de façon visuelle par différentes techniques (peinture posée au pinceau ou soufflée à la paille, lavis ou incrustation d’éléments naturels, collages) a continué à être exploré.
Chaque personne prenant part à la création d’un ensemble de petits tableaux originaux et variés.

 

Des stages et rencontres

Le séjour d’été a permis de mettre en place des stages, courts mais intenses, avec deux artistes reconnus. Rencontré lors d’un précédent séjour, le sculpteur et artiste Dominique Froidevaux a accueilli, dans son atelier, un groupe de cinq personnes pour un stage de sculpture. Sous sa direction, une œuvre collective composée de douze blocs en chêne de 15x15 cm, qui allie bois et métal, a été réalisée. Chacun a pu proposer plusieurs motifs, les graver par diverses techniques dont celle du bouchardage, puis les peindre, cirer, polir et enfin positionner les blocs dans un assemblage final.

Très demandée, cette activité a trouvé, cette année encore, une possibilité de réalisation avec un résultat original et très réussi, mais aussi la rencontre avec une personne ayant une grande qualité d’écoute et de relation.

 

En projet depuis l’année précédente, un stage d’initiation à la technique de l’aquarelle s’est, quant à lui, déroulé sous la houlette de l’artiste-peintre Michel Marchand. Il en a proposé une approche originale, notamment par la récolte d’herbes et de fleurs dont les couleurs ont été utilisées en peinture pour remplacer ou compléter l’utilisation des pigments. Les rives du Doubs, hors des sentiers battus, ont offert le cadre et les sujets évocateurs aux travaux et ont été l’occasion d’une rencontre avec une personnalité marquante et originale.

 

et une approche exploratoire

Définie comme « Art de former les caractères », une première découverte et des essais à partir de la technique de la calligraphie ont été proposés dans une approche plus picturale, mêlant rythme et textures (mouvement de la main, direction et épaisseur du trait, émotion produite).

Durant cette année, des projets avec des artistes ou artisans professionnels ont pris une place plus effective. En plus du rapport intéressant et vivant de ces contacts et de la découverte d’un savoir-faire, ces échanges apportent une qualité de réalisation supplémentaire indiscutable à ces différents projets.

La sculpture  a rencontré un intérêt toujours soutenu. Chaque projet a été axé sur la découverte d’un matériau, d’outils et de techniques de travail différentes.
A l’été, un projet de « sculpture-assemblage »,comprenant des pièces en métal, a été entrepris. Il visait à créer trois stèles d’environ trois mètres de haut, avec des fers à béton de divers diamètres, des plaques d’aluminium poli et des cubes de bois de chêne. Après la préparation des éléments, les assemblages de ces matériaux ont été expérimentés à l’aide d’attaches en fil de fer, la pose de rivets et des emboîtements. L’une des trois pièces projetées a pu être réalisée durant le séjour.

Les autres éléments ont été travaillés à l’automne.
Associés aux différentes étapes du projet - dessin des motifs, essais de disposition, choix des couleurs - les participants ont préparé deux pièces en bois brut (ponçage, peinture et patine) et la sculpture de cubes en chêne. Ils se sont également initiés à la réalisa¬tion de pièces forgées et au coulage de pièces en bronze et en étain dans l’atelier d’un forgeron de La Sarraz.


Par la multiplicité des champs d’application qu’elle offre, la photographie reste une des activités régulièrement proposées. Ele a été associée au son dans un projet photos et sons.
Conduite, au cours du séjour d’été, dans une perspective d’approche et d’essais, des lieux et des situations différentes et propices ont été recherchés. Une courte histoire a servi de fil conducteur pour les prises de vue et de son, ainsi que pour le montage.
Le sujet était plus précis durant le séjour d’automne, avec comme thème l’eau de la rivière La Venoge, qui coulait proche du lieu de répétitions.

Chaque partie comprenait plusieurs étapes. Prises de vue, tri et choix d’une succession de photos pour la création d’un diaporama pour la partie visuelle. La bande audio impliquait quant à elle la prise de sons produits par l’eau dans diverses situations telles que les chutes ou les obstacles, puis le choix des parties sonores.
A l’aide d’un programme informatique adapté et spécifique, les couches sonores ont été posées sur les images, donnant lieu à un film de quelques minutes.

 

Durant le séjour d’automne, quelques personnes ont renoué avec la pratique de la linogravure et d’autres ont pu la découvrir et s’y familiariser. Deux après-midi ont été organisés au Centre d’art graphique de Romainmôtier. Dans cet espace adapté et équipé, des plaques au contenu librement inspiré du thème des fenêtres ont été gravées et un premier tirage réalisé à l’aide d’une petite presse. Le lendemain a permis d’assister à la composition de textes à partir de lettres en plomb et de les agencer avec les gravures effectuées la veille, puis d’imprimer l’ensemble sur une presse typographique

Egalement à l’automne, un groupe différent s’est orienté sur la réalisation des tirages grands formats. Des motifs géométriques pouvant se compléter ont été dessinés, puis gravés sur des plaques carrées en lino. Imprimés en noir sur des fonds de couleur, les premiers essais de prédisposition des motifs ont été faits sur la base de consignes et le résultat imprimé avec des moyens artisanaux.

Un passage aux ateliers de gravure le «Poisson Bouge», à Genève, a permis de revenir sur la technique de l’impression avec une presse typographique. Il a ouvert également l’opportunité d’aborder, par la suite, d’autres techniques (eau-forte et pointe sèche, par exemple).

Cetta année, des projets avec des artistes ou artisans professionnels ont pris une place plus effective. En plus du rapport intéressant et vivant de ces contacts et de la découverte d’un savoir-faire, ces échanges apportent une qualité de réalisation supplémentaire indiscutable à ces différents projets.


Durant le 1er semestre, l’activité «sculpture et assemblage» a finalisé un projet initié au cours du séjour d’été 2013, avec la création d’une sculpture collective de dimensions moyennes qui intègre le métal, le bois et aussi des pièces moulées en bronze et en plomb. Le travail a consisté à achever les différents éléments préparés au cours de la période précédente : peinture et patine des pièces en bois, nettoyage des pièces en bronze, découpe des
fers à béton.
Quelques essais ont permis de déterminer la répartition des éléments sur les trois socles. Les trois pièces réalisées ont été présentées aux Portes Ouvertes.

La rencontre avec des artistes, des visites d’expositions ou d’ateliers d’artistes ont également fait partie du projet.
Pièces coulées en étain lors du séjour de l’Ascension, en poursuivant notre approche du travail sur le métal, des pièces en étain ont été coulées. Elle a commencé par le modelage de statuettes en argile, suivi de la fabrication des moules en plâtre en deux parties. Une fois les moules nettoyés et séchés, l’étain fondu y a été coulé. Après refroidissement, le processus s’est achevé par le démoulage et le nettoyage des statuettes.
Le modelage est venu compléter l'approche de la sculpture qui avait été travaillé précédemment sur le bois, l’albâtre et le béton cellulaire principalement.

Ces techniques sont basées sur l’enlèvement de matière pour obtenir une sculpture, alors qu’avec le modelage le procédé se fait par ajout.


L’activité « gravure » a, quant à elle débuté par la préparation du stage de gravure à GE Grave (Centre  Genevois de la Gravure) avec la réalisation des plaques de lino pour les compositions de grands formats, la préparation de dessins pour la pointe sèche et l’utilisation du pinceau pour la gravure au sucre.
Ce stage de quatre demi-journées avec Marfa Indoukaeva a eu lieu dans les locaux de l’atelier genevoisde gravure. Les compétences de cette artiste ont permis de réaliser les tirages des compositions de grands formats préparées à partir des plaques de lino gravées.
Puis un travail de pointe sèche sur plexiglas a laissé envisager de nouvelles pistes très intéressantes pour la suite tant au niveau de l’expression graphique qu’au niveau du travail d’impression. Les deux dernières séances, consacrées à la gravure au sucre, ont permis d’aborder la complexité du travail à l’eau-forte, avec la multiplicité des étapes et des gestes techniques nécessaires.

Lors d’un autre stage l'année précédente au centre d’art graphique de Romainmôtier, le travail avait été construit autour d’un court poème rédigé par le groupe « livre de bord-écriture ». Les motifs des dessins réalisés à partir de photos et de calques étaient reportés avec un papier carbone et gravés avec des gouges sur des planches de tilleul.
Le texte composé avec des caractères en plomb vvenait se positionner entre les motifs. On découvrait un procédé dont la mise en page s’effectuait directement sur la presse typographique de l’atelier, les gravures et le texte étant imprimés en un seul passage.


La photo avait abordé le thème spécifique du panorama, un procédé qui implique plusieurs étapes et apprentissages.
La recherche de lieux adéquats pour des prises de vue à 360° fait intervenir des sujets photographiques peu
conventionnels mais aussi un choix esthétique. Une fois le lieu repéré, la technique demande une attention à divers points : mise à niveau d’un pied télescopique, rythme et séquençage du cadrage, superposition d’images.
Puis une fois les images tirées, commence un travail qui fait appel à l’inventivité : apprendre à composer ou à recomposer quelque chose de connu ou chercher l’équilibre dans l’image sont les axes principaux.
La mise en forme donne lieu à des résultats surprenants qui jouent entre les décalages et les raccords, donnant à chaque panorama son propre caractère et, au fur à mesure de l’avancement, la découverte de possibilités infinies.

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  2. 3-1h Ateliers contenus 2012-2014
  3. 3-1h Ateliers contenus 2012-2014 (initial)

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